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Bilan 2025 de l’agriculture, de la pêche et de l’artisanat aux Comores : réformes, investissements et perspectives 2026

Publié le 17 janvier 2026
Bilan 2025 de l’agriculture, de la pêche et de l’artisanat aux Comores : réformes, investissements et perspectives 2026

Bilan 2025 et perspectives 2026 des secteurs agricoles, halieutiques et artisanaux aux Comores

En 2025, les secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’artisanat aux Comores ont connu une évolution majeure, marquant un tournant décisif dans la stratégie nationale de développement rural. Cette dynamique a été mise en lumière lors d’une conférence animée par le Secrétaire général du ministère, M. Tadjidine Ben Ahamed, en présence des membres du cabinet ministériel, des directeurs généraux et des chefs de service.

Dès l’ouverture, le Secrétaire général a rappelé les grandes orientations définies par le Chef de l’État dans son discours à la Nation du 29 décembre 2025, axé sur le bilan de l’année écoulée et les perspectives stratégiques pour 2026. Ce discours a servi de cadre de référence aux actions menées par le ministère tout au long de l’année.

Une année 2025 marquée par des réformes structurelles majeures

Sous l’impulsion du ministère, l’année 2025 a été caractérisée par la mise en œuvre de réformes structurelles profondes et d’investissements ciblés. Ces actions ont permis de renforcer la sécurité alimentaire, d’améliorer la productivité nationale et de jeter les bases d’un développement rural plus résilient, inclusif et durable.

Une avancée majeure a été réalisée dans la modernisation du cadre juridique et institutionnel. L’adoption de la loi sur la gestion et la mise en valeur des terres agricoles, du Code de l’artisanat et la validation du Code de l’élevage traduisent une volonté claire de sécuriser les investissements agricoles, de professionnaliser les acteurs et d’assurer une meilleure régulation des filières de production.

Structuration des filières agricoles et montée en valeur ajoutée

Les filières de rente stratégiques, notamment la vanille, le girofle et l’ylang-ylang, ont bénéficié d’une structuration renforcée. La mise en place d’interprofessions, l’organisation d’assises nationales et l’engagement de démarches de certification biologique et d’indications géographiques ont permis de mieux positionner les produits comoriens sur des marchés à forte valeur ajoutée, tant au niveau régional qu’international.

Le renforcement des capacités productives a également constitué un pilier central de l’action ministérielle. Plus d’un million de semences améliorées ont été introduites avec l’appui des partenaires internationaux. Parallèlement, la production nationale de semences de cultures vivrières telles que le maïs, le manioc, la pomme de terre et la patate douce a enregistré une progression significative, contribuant à l’autosuffisance alimentaire.

Développement des exploitations agricoles et inclusion sociale

La création de plus de 100 fermes agricoles et fermes pilotes, réparties sur l’ensemble des îles, a permis d’accompagner directement près de 2 000 producteurs, dont environ 50 % de femmes. Ces exploitations constituent aujourd’hui de véritables vitrines de pratiques agricoles intelligentes face au changement climatique et de modèles reproductibles pour le développement rural.

Dans le secteur de l’élevage, la distribution massive de poussins, la construction de poulaillers modernes, la formation des agents vétérinaires et les campagnes de vaccination ont contribué à améliorer durablement la productivité et la sécurité sanitaire du cheptel national.

Pêche durable et modernisation des infrastructures

Le secteur de la pêche a également enregistré des avancées notables. L’installation de dispositifs de concentration de poissons (DCP), la réhabilitation des chambres froides et la promotion de la cogestion de la pêcherie de poulpes ont renforcé la durabilité des ressources halieutiques tout en améliorant les revenus des pêcheurs, en particulier des femmes organisées en coopératives.

L’année 2025 a par ailleurs été marquée par la réhabilitation d’infrastructures clés : laboratoires, pistes rurales, citernes d’irrigation, bâtiments administratifs et infrastructures de stockage. Ces investissements structurants facilitent l’accès aux marchés, réduisent les pertes post-récolte et améliorent significativement les conditions de travail des acteurs du secteur.

Perspectives 2026 : accélérer la transformation structurelle

Pour 2026, le ministère ambitionne d’accélérer la transformation structurelle des secteurs agricoles, halieutiques et artisanaux. Les priorités porteront sur l’application effective des textes législatifs, la généralisation des semences certifiées, la mécanisation agricole, l’industrialisation des filières de rente et d’élevage, ainsi que la validation des indications géographiques et l’accès renforcé aux marchés internationaux.

Le développement de l’agriculture numérique, des systèmes d’alerte climatique et la poursuite des actions en faveur de l’emploi rural et de l’égalité de genre figurent également parmi les axes stratégiques majeurs, confirmant la volonté des Comores de bâtir un secteur primaire moderne, compétitif et durable.